Contrairement à ceux qui affirment aujourd’hui qu’ils n’ont jamais douté d’un succès de Sergei Aschwanden aux JO de Pékin moi je dois avouer que je faisais partie de ceux qui n’y croyaient pas. Pour l’avoir suivi depuis le début de l’année dans les tournois de qualification ou il ne me semblait pas vraiment à son aise je le voyais mal sur un podium à Pékin.
En prenant connaissance du tableau des 90 kg je me suis dit que le chemin vers un podium sera très difficile. Je pensais qu’il pouvait passer le premier tour face à l’allemand Pinske mais qu’ensuite cela devenait mission impossible. Sa victoire par ippon contre le hollandais Huizinga (champion Olympique 2000, 3. à Athènes, etc.) a été surprenante et dès ce moment j’ai pensé que tout devenait possible. Son « faux pas » face à l’algérien Benikhlef a ramené le doute. La finale n’entrait plus en ligne de compte et pour la bronze il y avait encore 3 rencontres à gagner face à des candidats « sérieux » dont le russe Pershin (3. aux mondiaux 2007).
Il a tenu le coup et en battant le russe par Ippon il a gagné une « très belle » médaille de bronze.